Cyber-Investisseurs
: faîtes vos jeux !
Ces dernières années, et plus particulièrement ces derniers
mois, les médias nous abreuvent de communications en tout genre tendant
à démontrer les bienfaits de l'investissement en Bourse par l'intermédiaire
de l'Internet. Les brokers on line, puisque c'est d'eux dont il s'agit, sont
devenus de plus en plus présents aussi bien dans la presse écrite
que lors des annonces publicitaires télévisées. Leurs promesses
sont en effet alléchantes, leurs analystes financiers des plus performants,
nos vies susceptibles d'être transformées.
Cette approche des marchés financiers peut cependant s'avérer
des plus alarmantes. La Bourse, cet endroit mythique et mystérieux où
s'échangent des centaines de millions d'euros presque chaque jour, serait-elle
devenue un cercle de jeux ? C'est en tout cas de cette façon qu'elle
nous est présentée par ces professionnels de l'investissement.
La question a le mérite d'être posée.
L'investissement en Bourse, et donc l'apport de capitaux aux sociétés
cotées en vue du financement à plus ou moins long terme de leurs
projets, serait devenu un acte quotidien, à la portée de tous.
L'action ou l'obligation, un bien de consommation courante. On associe souvent
aux marchés
financiers l'idée d' "argent facile". Mais investir en Bourse
est loin d'être un jeu.
La Commission des opérations de Bourse s'inquiétait des possibles
dérives occasionnées par cet engouement soudain pour l'investissement
boursier en ligne. L'endettement des ménages en vue de réaliser
un placement intéressant aurait fortement augmenté ces derniers
mois. Les inquiétudes surviennent principalement à deux niveaux
: concernant l'investisseur potentiel, d'une part, soumis à une pression
médiatique incessante et concernant la société cotée
concernée, d'autre part, dont une partie (ou parfois la totalité)
du capital est ouverte au public, soumise à un investissement qui risque
d'être de plus en plus spéculatif.
Du côté de l'investisseur tout d'abord : le consommateur n'est
pas forcément au fait des techniques boursières et son investissement
pourrait s'en ressentir et pourquoi pas être totalement infructueux.
Du côté de l'entreprise cette fois-ci : une entreprise ne saurait
mettre en oeuvre une politique durable de développement sans la confiance
indispensable des personnes qui la financent. Les actionnaires (ou plus généralement
les investisseurs) attendent cependant que leur titre, dont la
cotation est censée refléter plus ou moins exactement les perspectives
d'avenir de l'entreprise émettrice, leur rapporte un certain revenu.
Mais il semble que, pour cette "association" entre l'actionnaire et
l'entreprise qu'il finance fonctionne, les actionnaires aient vocation à
rester
durablement dans l'entreprise.
Les dangers qui pourraient provenir de ce tapage médiatique autour des
brokers on line serait justement de faire perdre son âme de partenaire
durable à l'investisseur pour ne plus voir en lui qu'un apporteur de
capitaux, investissant et désinvestissant en fonction des conseils et
analyses qu'il aura pu consulter sur son écran d'ordinateur. Si le capital
des sociétés cotées est, dit-on dans ce cas, atomisé,
l'actionnaire pourrait-on dire serait quant à lui volatile.
Il va de soi que puisque le risque de désinvestissement spéculatif
va grandissant (bien que le comportement de l'actionnaire individuel soit plutôt
tourné vers la stabilité, la durée moyenne de détention
des titres était de 3 ans et 9 mois en 1995, elle était de 3 ans
et 3 mois en 1996 (1), le plus souvent, la majorité des titres de capital
(droits financiers + droit de vote) n'est pas émise en Bourse et reste
détenue par un "noyau dur" d'actionnaires qui ne veulent pas
voir le contrôle de leur société leur échapper.
Réaliser de bons placements en Bourse nécessite en outre de s'y
consacrer pendant de longs moments, de consulter quotidiennement la presse financière
et d'être capable de passer ses ordres au bon moment. Ici, l'utilisation
de l'Internet facilitera l'investissement puisque les données
économiques et financières nécessaires à la prise
de décision par cet investisseur, y compris en temps réel, pourront
lui être fournies très rapidement. Les campagnes publicitaires
des sociétés de Bourse en ligne proposent, également, l'offre
d'actions gratuites ou d'une certaine somme d'argent pour inciter les téléspectateurs,
futurs cyber-investisseurs, à faire transiter leurs ordres de Bourse
par leurs services. L'incitation à investir est donc très présente
aujourd'hui dans les médias et l'épargnant, dont le statut est
hybride - consommateur-actionnaire (2) - doit donc, à juste titre, être
protégé contre toutes ces sollicitations.
Le Conseil économique et Social dans son rapport pour l'année
1993 remarquait qu'il conviendrait "de rendre l'information sur les produits
plus simple et plus accessible au public et d'envisager une réforme pour
mieux faire contrôler autant que possible par des professionnels les circuits
de distribution" Le dispositif législatif est épars, en France,
mais l'on peut recenser principalement quatre lois visant à protéger
l'épargnant : la loi n° 72-1137 du 22 décembre 1972 sur la
protection du consommateur en matière de démarchage et de vente
à domicile. de produits financiers (art.7), la loi n° 73-1193 du
27 décembre, dite loi Royer, sur la publicité mensongère,
la loi n° 89-421 du 23 juin 1989 relative notamment au démarchage
par téléphone qui requiert une confirmation écrite de l'offre
par le professionnel au consommateur et, enfin, la loi n° 92-60 du 18 janvier
1992 qui définit notamment les caractères de la sollicitation
du public (investissement sur des marchés étrangers). Mais il
conviendra de rester prudent quant à l'application de ces dispositions
protectrices aux opérateurs boursiers réalisées par le
biais de l'Internet.
Bruno Gay
(1) Chiffres communiqués par Hubert de VAUPLANE et Jean-Pierre Bornet,
Droit des marchés financiers, LITEC, 1998
(2) Hubert de Vauplane et Jean-Pierre Bornet, op.cit., p284, faisaient remarquer
que "si l'épargnant est un consommateur d'un genre particulier,
compte-tenu des "produits" qu'il achète et de a qualité
d'actionnaire, on peut néanmoins considérer qu'il n'en demeure
pas moins un consommateur".
DEBAT
Les Droits de l'Homme face au relativisme culturel
Les Droits de l'Homme représentent
un ensemble de valeurs reconnues, mais il est bon parfois de prendre du recul
face à certaines valeurs qui nous sont transmises sous forme d'évidences.
Le problème que la mondialisation pose, l'uniformisation exagérée
des solutions, c'est le même
problème qui est posé aux Droits de l'Homme. En effet ceux-ci
ont vocation à s'appliquer de façon universelle et on peut se
demander s'ils risquent de gommer les particularismes. En France déjà
la mondialisation irraisonnée est contestée vis à vis de
probèmes politiques
(armement nucléaire) ou culturels (problème de la "malbouffe").
Si nous soutenons en France que ce qui est valable quelque part ne l'est pas
nécessairement ailleurs, nous favorisons peut être l'idée
que des valeurs qui nous semblent naturelles peuvent être inacceptables
dans d'autre
pays. Il n'est bien sûr pas question de faire table rase des Droits de
l'Homme et d'admettre la torture, mais de nous placer hors de notre cadre habituel
et d'essayer de comprendre des points de vue étrangers. L'intérêt
pour nous est d'enrichir notre vision du monde et de tenir compte des
difficultés de développement des "mauvais élèves"
de l'ordre mondial, afin d'éviter d'accentuer les innégalité
et d'être un jour accusés d'avoir accomplis plein de bons sentiments
notre devoir d'évangélisation au nom des Droits de l'Homme tout
en provocant des catastrophes.
Les Droits de l'Homme, un modèle historiquement situé
Les Droits de l'Homme n'ont jamais existés tels quels depuis la nuit
des temps, ce n'est qu'à l'issue d'une évolution des idées
à travers les siècles qu'ils ont pus être écrits
et formulés tels que nous les connaissons. Les Grecs sous l'Antiquité
d'abord puis les trditions Judéo-Chrétiennes ont
permis aux Lumières de se servir et de critiquer leurs prédécesseurs.
Mais ces Droits furent rédigés également dans le contexte
précis de la fin du XVIII° siècle où la défense
contre l'arbitraire de l'Etat était une nécessité, et firent
l'objet de réécriture, en 1948, au sortir de la guerre :
l'action de l'Etat fût réclamée et de nouvelles valeurs
tels que le crime contre l'hummanité virent le jours.
Variables, susceptibles d'ajouts, les Droits de l'Homme sont l'expression des
idées de leur temps, mais sont avant tout des normes ayant vocation à
être appliquées.
Souveraineté fondamentale des Etats et flexibilité de la Charte
de l'ONU
La charte de l'ONU affirme simultanement le principe de l'égalité
souveraine des Etats, interdisant de s'immiscer dans les affaires internes des
Etats, et prévoi parallèlement la sauvegarde de Droits de l'Homme,
favorisant ainsi l'ingérence. Du fait de la nature du Droit international
la souveraineté des Etats et la sauvegarde des Droits de l'Homme sont
sur un pied d'égalité normative. Or la souveraineté des
Etats bien que pouvant favoriser les régimes dictatoriaux peut être
une chance pour la diversité culturelle. Si les pays en développement,
décident et
arrivent à s'organiser en vu de participer à l'élaboration
des règles du jeu la conception unique des Droits de l'Homme qui prévaut
actuellement pourrait être remise en cause notemment sur la base de valeurs
minimales.
Existence de principes a minima
Il existe un minimum de valeurs rassemblant acteurs diplomatiques qui ont fait
prendre acte à l'ONU "de l'hétérogénéité
politique et idéologique de la société internationnale
en admettant en son sein les représentants des régimes dictatoriaux"
(P. De Senarclens). Pragmatique,
l'assemblée des Nations Unies à permis d'organiser les relations
internationnales. Or si ces régimes "illégitimes" selon
la Charte ont Droit de parole à l'assemblée des Nations Unies
il n'est pas question de Droits de l'Homme mais de l'existence d'une communauté
d'Etats contraints
coabiter le plus pacifiquement.
Les Droits de l'Homme sont ainsi constemment confrontés à la réalité,
celle-ci mène à une "régionnalisation" selon
le professeur Rouland, assurant une "meilleure prise en compte des spécificités
culturelles", ou, de façon plus pragmatique à des opérations
"sélectives"puis qu'il est hors de question d'utilise la coercition
contre les Etats puissants ou lorsque le rétablissement de l'odre exige
la mobilisation de contingents importants" d'après P de Senarclens.
Ces valeurs communes fondés sur la coabitation entre Etats est bien loin
de la vision idéale proposée par les Droits de l'Homme, mais elle
à l'avantage de permettre à diverses conceptions de coexister.
Légitimité des autres conceptions
L'Islam est une conception religieuse dont nous ne pouvons oublier la présence
politique. Les "Républiques Islamiques" soumettent l'Homme
à la loi et la loi à Dieu. Cette conception limite la Liberté
et l'Autonomie de la personne, mais au noms de nos propres principes de tolérance
et de
liberté religieuse peut-être pouvons-nous admettre qu'une partie
du monde ne pense pas comme nous.
Les Hommes sont-ils libres de choisir leurs chaines en déterminanant
les principes auxquels ils veulent être soumis?
Plus critique est la situation chinoise confrontée à une réalité
économique et sociale pressante; comme toutes les sociétés
forteresse à l'heure où l'information atteint tous les points
du globe il n'existe d'autres solution que de s'ouvrir ou de s'écrouler,
"tout en sachant que les risques
de déstabilisation politiques sont énormes" (P. Moreau Defarges).
C'est parce que le parti communiste chinois à une concienbce aiguë
de ce risque, qu'il entend concerver la pleine maitrise du risque d'ouverture...
A moins que l'occident ne veuille favoriser une nouvellle déstabilisation
de la zone à la façon russe.
Christophe Peyrani
Témoignage : Les élections de l'espoir
De notre correspondant sur place
Il n'y a pas de plus grand honneur pour un apprenti juriste que de pouvoir participer
à la naissance d'une démocratie. Lorsque celle ci s'installe dans
une région meurtrie par des siècles de souffrance et d'incompréhension,
la fierté n'en est que plus forte. Le 28 octobre 2000, pour leurs élections
municipales, les Kosovars se rendaient aux urnes pour la première fois
depuis la guerre, pour la première fois librement depuis bien plus longtemps...
Aux côtés de plusieurs étudiants de notre faculté,
d'une centaine de Français et de 1000 représentants des Etats
membres de l'OSCE, je me suis attaché à remplir au mieux la fonction
de superviseur électoral qui m'avait été confiée.
Avec une quarantaine de Français et de Polonais, j'ai connu le privilège
d'une affectation à Mitrovica, symbole de la division ethnique de la
province du Kosovo. Cette ville n'a rien de l'enfer auquel on peut s'attendre
en vivant un conflit par procuration. Certes, la haine et la misère sont
des valeurs bien présentes, mais l'amour, la solidarité et la
volonté d'apaisement en sont d'autres qu'il est difficile de ressentir
à travers les médias. Mitrovica compte environ 115 000 habitants
répartis à 84 % d'Albanais, 13 % de Serbes, et 3 % de Roms et
turcs ; depuis le conflit, le fleuve Ibar sert de "frontière"
entre les Kosovars d'origine serbe, au nord, les Albanais au sud. Elle était
administrée par 20 représentants des Nations Unies (11 internationaux,
9 locaux), elle le sera désormais par des élus à majeur
partie issus des rangs du LDK, le parti d'Ibrahim Rugova (60% des suffrages),
ce qui, au regard de la politique modérée de ce parti et de la
situation particulière de la ville, constitue une heureuse
surprise.
La pollution y est très forte, les routes sont difficiles, la signalisation
routière inexistante ; l'approvisionnement en eau est, grâce aux
efforts considérables de l'U.E, plutôt bon, celui en électricité
plus aléatoire bien que supérieur à la qualité moyenne
du réseau de la Province. L'économie
locale, caractérisée par un taux de chômage impressionnant,
est préoccupante ; les trente organisations internationales et les 40
ONG locales présentes emploient un grand nombre de locaux (interprètes,
chauffeurs, administration...). Pourtant, et malgré la logique d'apartheid
mutuelle,
Mitrovica déborde de vie ; le marché est noir de monde, et les
bars locaux n'ont rien à envier à ceux du Cours Mirabeau. Loin
des préjugés, et malgré la présence sensiblement
lourde des militaires et civils internationaux depuis plus d'un an, il nous
a été facile d'évoluer dans le
nord comme dans le sud de la ville ; notre nationalité, notre appartenance
(toute provisoire) à l'OSCE n'a jamais appelé la provocation,
bien au contraire ; chaque pas était l'occasion d'un sourire, d'une tape
dans le dos, voire de discussions passionnantes avec des gens particulièrement
ouverts à l'échange.
L'aventure a commencé avec l'arrivée à Ohrid, Macédoine,
le dimanche 22. Répartis dans plusieurs hôtels de standing, au
bord d'un lac et dans un cadre de travail idéal, les 1000 superviseurs
allaient se voir dispenser une formation de trois jours intenses, au cours desquels
a été décortiquée la procédure électorale,
envisagée la question sécuritaire et présentée la
situation politique locale. Le jeudi, avec les deux cars pour Mitrovica, j'ai
quitté la Macédoine chargé d'une mission supplémentaire
qui m'a sans doute permis de bouleverser l'avenir des Balkans (Bus leader :
compter mes collègues après les pauses pipi). La frontière
franchie vers 12h00, nous pouvions sentir la concentration et l'intérêt
de tous face au défilé d'un paysage mystérieux et tant
attendu. L'escorte qui nous a été donnée, troupes grecques
puis françaises, reléguait très loin derrière celle
que j'avais connu au cours d'un déplacement dans le nord avec les supporters
de l'OM. Un pays en reconstruction totale, des militaires tous les 10 mètres,
des centaines de kilomètres de détritus amoncelés au bord
de routes défoncées : ma première vision du Kosovo.
L'arrivée à Mitrovica s'est résumée au premier d'une
longue série de briefings,à la remise de notre matériel
(radio..), à une série de discours d'accueil particulièrement
émouvants, et à notre rencontre avec ceux qui allaient devenir
notre « famille » pour au moins 6 jours : notre interprète
et notre chauffeur.
J'ai été affecté dans un « Mega polling center »,
une école regroupant 19 bureaux de vote. Vendredi fût consacré
à la préparation des locaux, et à la prise de contact avec
nos staffs locaux (au moins un bureau par superviseur, 5 personnes sous le contrôle
du superviseur). L'Election Day
débutait samedi à 4h00 avec la remise du matériel sensible
et le déploiement sous escorte vers le bureau de vote. Le superviseur
devait veiller au respect des règles électorales, soutenir son
staff local, contrôler les observateurs présents. La quantité
de travail dépendait ensuite de la qualité du staff ; souvent,
ce dernier était débordé par son manque d'expérience,
une formation mal suivie, la pression d'événements ou d'observateurs
des partis. Notre centre a connu quelques difficultés face à la
motivation énergiquement démontrée des votants ; j'ai personnellement
été contraint de suspendre le processus pour quelques minutes,
avant de me plonger dans la foule pour rétablir l'ordre perdu. Pas d'incident
majeur, ma plus grande fierté, comme celle de nombre de mes collègues
a été de ne pas avoir fait appel à la police internationale,
en privilégiant à raison la discussion dans des conditions difficiles.
Les portes du centre fermées à minuit, soit quatre heures après
l'heure normalement fixée, la procédure de comptage, longue et
pénible pût commencer. Nul ne peut connaître sans l'avoir
vécu le sentiment fabuleux du devoir accompli lorsqu'à 3h00 du
matin, tous les comptes s'avèrent justes ; des cris de joies se faisaient
entendre à intervalle régulier au fur et à mesure de leur
clôture dans chaque bureau de l'école. Bien que surpris, mes cinq
collaborateurs kosovars ont finalement accepté mes démonstrations
de joie et le fait que je les couvre de baisers...
Cette mission se résume en un mot : RICHESSE. Richesse des superviseurs
venus de toute l'Europe, qui possèdent une telle expérience que
vous apprenez déjà dans l'avion pour les Balkans ; richesse du
personnel international déjà sur place, dont on peut lire toute
la compétence et la passion du job dans les yeux ; richesse des kosovars
qui, quelque soit leur origine, vous transportent dans un nouveau monde ; richesse
que l'on se découvre soi même en se trouvant des ressources que
l'on ne soupçonnait pas pour atteindre un objectif dans des conditions
souvent délicates...
La carrière internationale n'est pas celle que j'ai choisi, mais j'ai
hâte de renouveler cette expérience parce que l'envie d'apprendre
et de partager ne connaît pas de cursus préétabli.
Je partage le plaisir que j'ai pris dans l'écriture de cet article avec
Fatos, 22 ans, mon interprète et nouvel ami.
Olivier Caquineau
Président d'ELSA Aix-Marseille